La beauté est dans l'instant. Là. C'est déjà fini. Ma mémoire est encombrée de choses, d'objets, qu'une odeur ou une lumière rappelle. Ces souvenirs s'enlaidissent.
24 Mars 1974. La mère de Jan Zabrana meurt(*). Mon père, dans une R12, une cigarette au coin de la bouche. Sûr de sa condition d'homme et de salarié embourgeoisé des 30 Glorieuses. Un monde de béton cathodique. Quelque part sur la N7. Entre 2 appartements au mauvais gout multicolore. Semblable à l'appart des parents d'Alex dans Orange Mécanique.
Je regardais mon père. Plein de sa certitude. Je le regardais...Un instant de trop. Un grain de sable, une miette. Un doute...Le désir fou, inutile et vaniteux de savoir lequel des 2 vaincra, le grain de sable ou le mécanisme.
Maintenant, tout est arrété.
Le rêve est une succession d'images sans liens (aliénées)dont nous construisons le scénario au réveil, nous disait notre prof de philo. En quoi ma mémoire pleine de ces instants est utile pour découvrir le suivant ?
Quel destin que de se demander pendant une nuit d'insomnie si je vais me réveiller un jour.
(*) Jan Zabrana - Toute une vie - Allia
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anakin / Site web (30.4.06 23:21) Toi, enfin, alors que dehors un feu d'artifices se fait entendre... Bon retour. |
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K1 / Site web (30.4.06 23:24) jolie note |
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(30.4.06 23:25) Ou ça? merde, j'ai mais les bquiès. |